Archives pour la catégorie viepratique

>Quelques vidéos pour la fin de l’année… (1)

>Pour les fêtes (?), voici quelques vidéos amusantes ou surprenantes, piquées par ci et par là… (merci à Antoine trucmuche et crapule pule en particulier ! )

La première a été récompensé par un oscar en 1940 : les débuts des vidéos avec caméra ultra-rapide (1500 images par seconde, au MIT :

>Question 17 : L’aspartame, un danger mortel ?? une nouvelle imposture scientifique…

>Taper « aspartame danger » sur un moteur de recherche. Et là, vous vous demandez pourquoi vous n’êtes pas encore mort, ou cancéreux, ou épileptique… l’horreur quoi !
D’abord quelques lignes pour rétablir « UNE » (pas LA) vérité scientifique.
L’aspartame est un dipeptide (constitué de 2 acides aminés naturels, la phénylalanine et acide aspartique, la phénylalanine sous forme d’ester méthylique). Son pouvoir sucrant est d’environ 200 fois supérieur à celui du sucre. Lors de son ingestion, il est métabolisé immédiatement en phénylalanine, acide aspartique et méthanol.
La phénylalanine pose de grave problème pour les personnes atteintes de phénylcétonurie, une maladie grave, qui cause une mauvaise métabolisation de cet acide aminé, ce qui a des conséquence sur le système nerveux. Pour toutes les autres personnes, cet acide aminé naturel, présent partout n’a aucune action néfaste.
L’acide aspartique n’a aucune toxicité pour l’homme (sauf si il est inhalé lorsqu’il est sous forme de poudre blanche, où il est … irritant).
Le méthanol est un poison violent. En ingérer quelques grammes peut être mortel. C’est la présence de méthanol en quantité non négligeable dans l’absinthe qui a fait interdire cet alcool en France, et qui causait folie et cécité chez certains de nos plus grands poètes.
Cependant, il est assez vite métabolisé, et donc s’accumule peu dans les tissus. Il est présent naturellement à hauteur de 34 mg/Litre dans le jus d’orange, 100 à 300 mg/L de vin, …
Il représente 10 % de la masse d’aspartame. Selon les normes en vigueur, (au max. 1g d’aspartame/kg dans l’alimentation), on se retrouve avec 100 mg de méthanol par kg de nourriture… bien en-deçà des limites autorisées dans les autres aliments.

Mon interprétation de tout cela : il n’y a rien, de rien, de rien qui puisse justifier que cet édulcorant, au goût franchement pas terrible soit un tant soit peu toxique.

Et pourtant. Internet pullule d’article citant conférence et médecin affirmant, justifiant la dangerosité de cette substance.
On y trouve, en particulier, sur le site danger-sante.org (vraiment un site détestable d’après moi) et ailleurs un soi-disant résumé d’une soi-disante conférence dans un soi-disant congrès. Une honte :
 » Titre original : L’ASPARTAME le tueur silencieux
Document créé par Laurie MoserDocument reçu par e-mail.
Traduction du Sonology News No15
CONFÉRENCE MONDIALE SUR L’ENVIRONNEMENT, LA FONDATION DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES ET LA FDA (Food and Drug Administration). »

  • « Sonology news » n’existe pas comme journal (ou alors Google ne le référence pas )
  • Je n’ai jamais trouvé la conférence mondiale sur l’environnement, sclérose en plaques… Quel titre absurde !!
  • Laurie Moser vend des produits anti-âge…
Ce document est repris des dizaines de fois sur des blogs, des sites presque sérieux , … !!
On trouve aussi que toute ces informations sont cachées par l’entreprise qui le commercialise, à savoir… Monsanto !

Revenons sur terre. Une étude scientifique a été publiée sur les conséquences de l’aspartame sur la santé de rats. Dans celle-ci, publiée en 2005, plusieurs affections étaient directement liées à la consommation d’aspartame. Non seulement cette étude venait contredire toutes les études précédentes, mais en plus, de graves biais (fréquences anormalement élevée chez tous les rats d’affections pulmonaires chroniques, absence de relation dose/effet, différences structurelles entre rats et hommes) ont été relevés par le groupe d’expert scientifique saisi alors par l’EFSA (autorité européenne de sécurité alimentaire).

Juste un petit rappel, en guise de conclusion. Le Rébaudioside A, cet édulcorant naturel, issus de la Stevia, a une dose maximale recommandée de 4 mg/kg/jour. L’aspartame a une dose recommandé, à pouvoir sucrant a peu près équivalent, de 40 mg.kg.jour. Soyons méfiant, préférons l’aspartame !


Sources :
Wikipedia bien sûr (articles Aspartame, Stevia, phénylcétonurie…) !
– M Soffritti, F Belpoggi, D Degli Esposti & L Lambertini, « Aspartame induces lymphomas and leukaemias in rats », dans Eur. J. Oncol.vol. 10, no 2, 2005, p. 107-116
http://www.efsa.europa.eu/EFSA/efsa_locale-1178620753816_1178620765743.htm
– http://www.danger-sante.org/category/aspartame-danger/ (ça me fait drôlement mal au coeur de mettre ce lien içi…)

>Question 16 : Qu’est-ce qui se passe lorsqu’on fait dégorger un concombre ?

>Recette des concombres au yahourt (ou à la crème fraîche, c’est encore meilleur). Prenez un concombre bien ferme, bien vert. L’éplucher, le couper en fine rondelle. Rajoutez du sel, mélanger, attendre quelques minutes. Vider l’eau obtenue, rincer soigneusement les tranches de concombres. Ajouter ensuite le pot de crème fraîche, quelques herbes de Provence (éventuellement des graines de moutarde grillées et de la menthe ou de la coriandre fraîche). Et déguster.
Afficher l'image en taille réelleOn aime ou on n’aime pas. Mais dégorger les concombres, c’est assez drôle. On ajoute du sel, et une partie de l’eau du concombre sort par magie. Ce tour de main des cuisiniers-ères, bien facile et bien connu a une explication redoutable : l’osmose.

Voyons cela de plus près : la nature a non seulement horreur du vide, mais elle a en plus horreur des différences, des inhomogénéités, et tend à gommer toutes formes d’originalités. Bon j’exagère là. En tout cas, pour les liquides, ça marche : prenez un réservoir d’eau douce, un d’eau salé, et mettez-les en contact, séparés par une membrane semi perméable (c’est-à-dire qui laisse passer seulement l’eau, mais pas le sel). Le réservoir d’eau douce va se vider de son eau, afin que la concentration de sel s’égalise. C’est ce que je disais : détruire toute forme de diversité !
Grâce aux lois de la thermodynamique, on peut en effet démontrer, que dans le cas précédent, apparaît une force de pression dite « osmotique », qui « pousse » l’eau douce à passer à travers la membrane, jusqu’à ce que les concentrations soient identiques…

Et le rapport avec nos concombres ?
En ajoutant (beaucoup) de sel sur les concombres, on crée un gros déséquilibre entre l’eau à peu près douce des cellules du concombres, et l’eau très salée à l’extérieur. La pression osmotique devient très importante, et fait sortir l’eau des cellules (en explosant les membranes cellulaires au passage)
Le concombre dégorgé n’aura plus la mauvaise idée de rendre son eau une fois la recette finie !

Ce phénomène d’osmose est très général, utilisé en biologie pour faire exploser les membranes cellulaires, utiliser pour dessaler l’eau de mer (c’est dans ce cas « l’osmose inverse« , où on impose une force de pression pour forcer l’eau douce à refluer dans le compartiment d’eau non salée). Maintenant, ce phénomène est aussi utilisé pour produire de l’énergie : qui dit force de pression, dit possiblité de faire se déplacer de l’eau, donc turbine, donc électricité. Et pour l’approvisionnement en eau douce et eau salée, il suffit de se mettre à l’embouchure de n’importe quel fleuve…
Il n’en fallait pas moins pour que des ingénieurs suédois de Statkraft installent une centrale fonctionnant avec l’eau du Fjord  d’Oslo et de la mer Baltique. Voilà (en anglais…) leur vidéo de démonstration.

The World’s First Osmotic Power Prototype Opens Today


Moi je trouve ça quand même assez sympa, comme process…
Seul hic : les membranes semi perméables : elles coûtent chers, sont fragiles, ont une durée de vie faible.

Sources :
Wikipedia bien sûr !
Statkraft

>Question 15 : pourquoi est-ce si difficile de retirer une ventouse (d’un objet lisse) ?

>Avez-vous déjà essayer de retirer une ventouse d’un carrelage bien propre, juste en tirant dessus ? Pas évident. Pas évident du tout … et pourtant, cela s’explique très bien !
En fait, tout est dans la fameuse phrase : « la nature a horreur du vide »
                       von Guericke's Magdeburg sphere experiment as shown by Ferrari in Philosophia Peripatetica, 1745.
                       Représentation de la fameuse expérience de la « sphère de Magdebourg » : en  bref, deux grosses ventouses collées l’une contre l’autre,  que 4 chevaux ne peuvent séparer…

Voyons cela simplement : en appliquant la ventouse sur le mur, on chasse presque la totalité de l’air entre le support, et le petit disque de plastique. En tirant dessus, la ventouse se déforme, et tend à créer un espace « vide ». Et cela, ce n’est pas supportable : l’air extérieur va appuyer avec une force gigantesque pour que cela ne se réalise pas. (bien sûr, l’astuce réside en faisant entrer l’air par un côté, et la ventouse tombe d’elle-même).
Bon, ça c’était le raisonnement « fait avec les mains ». Regardons maintenant de plus près : chacun sait, météo télévisée oblige, que la pression atmosphérique tourne autour de 1000 hecto-pascals. Ces fameux hecto-pascals représente la force qu’exerce l’air sur une surface de 1 m². L’air exerce donc une force de 100000 Newtons par m². On est bien avancé. Bon comparons avec le poids d’un éléphant. un petit, d’une tonne. S’il s’assayait sur une surface de 1 m², la force qu’il exercerait dessus serait d’environ 10000 Newtons. Bref, il faut 10 éléphants d’une tonne pour arriver à une force égale à celle de l’air !!
Comment font donc les objets de notre quotidien pour résister à de telles forces ? Essayez de poser 10 éléphants sur une table de 1 m², il y a peu de chance qu’elle résiste longtemps ! On oublie cependant içi une donnée importante : l’air ne pousse pas la table que par le dessus : globalement, l’air pousse partout ! Mieux, l’air contenu dans la table, entre les fibres du bois, pousse aussi avec la même force, ces 100000 Newtons par mètre carré ! Tout se compense… et la table reste en place.
Revenons à cette ventouse, avec un diamètre de 10 cm, soit une surface de 0,03 m² environ Cela signifie que l’air exerce une force de 3000 N dessus (« seulement » le poids d’un éléphanteau de 300 kg !). si on tire, on crée un « vide » qui n’exerce plus de force de pression, et qui ne compense plus la force de l’air extérieur. La ventouse reste irrémédiablement collé…

N.B. : bien sûr, on ne crée jamais un réel vide, et il reste toujours un peu d’air entre le mur et la ventouse. Et on finit par y arriver, à soulever cette maudite ventouse, sans être un éléphant ! !

>Question 14 : La bière a-t-elle réellement des propriétés diurétiques ?

>Evidemment, en cette periode estivale, et après mes histoires de femmes allaitantes qui boivent de l’alcool, la question devenait évidente. Merci à Bakalegum de l’avoir posée.

La première idée qui m’est venue, c’est que cette boisson est assez faiblement alcoolisée, qu’on en boit beaucoup, donc forcément, on ingère beaucoup d’eau, et que celle-ci doit bien ressortir par quelque part. Je demande à tous les vrais buveurs de bière d’excuser mon ignorance : cette explication ne suffit pas. La bière est réellement un diurétique. Cela a été vérifié par un grand nombre d’entre nous, mais aussi de manière plus quantitative, en particulier après des efforts physiques, par l’équipe du Pr Debry à l’université de Nancy.
La question ensuite est de savoir qu’est-ce qui rend la bière diurétique.

Première hypothèse évidente : c’est l’alcool, dont l’action diurétique est très connue, qui est responsable.
Rappelons (ce que je ne savais pas avant de me renseigner pour ce post) que l’éthanol est un antagoniste de la vasopressine, hormone antidiurétique, et empêche ainsi la ré-absorption de l’eau au niveau des reins. Je ne résiste pas à la tentation d’en dire 2 mots de plus : le principal mode d’action de cette hormone est d’accroître la perméabilité des tubes collecteurs : en gros, l’urine, secrétée dans les reins, est collectée par des tuyaux, en direction de l’uretère, Mais ces tuyaux sont poreux et permettent la ré-absorption de l’eau par l’organisme. La vasopressine déclenche l’augmentation du nombre de pore dans ces tuyaux, l’eau s’échappe, et le volume d’urine se voit diminué.

Bon, ça c’est connu, et à cause de l’alcool on se deshydrate, et le lendemain on a mal au crâne.
Alors en fait, pour la bière, cette hypothèse a été évaluée en faisant boire à des personnes de l’eau, de la bière avec, ou sans alcool. Le pouvoir diurétique a été mesuré en évaluant la quantité d’urine excrétée, et le constat est sans appel. Les bières sont diurétiques, et la différence entre elles n’est pas très significative. Bref, exit l’alcool ! il faut chercher ailleurs.

Reste le houblon. Pourquoi ? Parce que. Cette plante apporte à la bière son goût son amertume, une certaine stabilité et aseptie. D’après de nombreux sites qui vendent du houblon à visée phytothérapeutique, le fruit conique du houblon serait aussi… diurétique. Ouf ! on y est arrivé. Le seul problème, c’est que je suis en manque de source dont la fiabilité est à toute épreuve sur cette fameuse propriété. Un indice peut-être : le houblon contient un tas de substances biologiquement remarquable, et en particulier une large gamme de flavonoïdes. Ces espèces chimiques, connues principalement pour leurs propriétés anti-oxydantes, seraient aussi diurétique… A suivre !

>Question 13 : Une femme qui allaite peut-elle boire de l’alcool ?

>L’allaitement est important, voire très important pour la santé d’un nourrisson. Moins de gastro, un meilleur développement, etc… On ne compte plus les études montrant les intérêts du lait maternel.

 Mais l’adhésion à cette pratique est encore très partielle en France, et malgré les recommandations de l’OMS et de l’UNICEF de poursuivre un allaitement exclusif pendant 6 mois pour « une durée totale de l’allaitement de 2 ans ou plus », les statistiques nationales montrent que 1/3 des femmes n’allaitent pas du tout leurs enfants, et la durée moyenne estimée  est de moins de 3 mois.
Pourquoi un tel écart, alors que nous parlons de la santé de nos enfants ? La réponse, me semble-t-il, se trouve dans la multitude de contrainte que l’on impose à la femme allaitante : 
On lui interdit des médicaments (certains antibiotiques, corticoïdes, « pillules du lendemain », substitutif d’hormones thyroïdiennes, …)*
On lui interdit le café, l’alcool, le chou (ça donne « mauvais goût » au lait !!), …
Elle peut « tirer » son lait à son travail, mais il lui faut un frigo portable pour le stocker, etc…


Quelques références avant de commencer …

Avant de m’étendre sur l’alcool, je vous donne deux sites internet incontournables : 
La leache league est une association internationale de promotion de l’allaitement, qui propose, en plus de permanence téléphonique, des dossiers thématiques très très bien documentés.
Le CRAT est un service de l’hopital Trousseau à Paris, qui, principe actif par principe actif, expose les risques ou l’innocuité des médi(caments pour la grossesse et l’allaitement. Le CRAT propose aussi une permanence téléphonique destinée uniquement aux professionnels de santé (en cas de doute du pharmacien ou du medecin: faites-le appeler !). L’énorme avantage du CRAT réside dans le fait qu’il ne s’arrête pas à la notice du médicament ou au VIDAL, (souvent là pour protéger la société pharmaceutique de tout soucis…) et que son sérieux ne peut en aucun cas être remis en cause.
Boire ou ne pas boire un verre…
Revenons maintenant à l’alcool et l’allaitement, et faisons un petit exercice de dilution (niveau collège-seconde). Une femme d’environ 60 kg boit 2 verres d’alcool à jeun, et fait donc au bout d’une heure, monter son taux à 0,5 g/L, la limite légale. L’alcool passe dans le lait, sans pour autant y être concentré davantage, et on obtient un lait contenant donc 0,5 g/L d’alcool. Supposons alors que le bébé de 5kg tète exactement à ce moment 150 mL. Il récupère donc 0,03 gramme d’alcool pur. 
Regardons ce qui se passe avec un classique sirop contre la toux, à 2 % d’alcool. On lui donne 5 mL (une petite cuillière) : il récupère  0,1 g d’alcool pur ! 3 fois plus !
Le calcul du taux d’alcool dans le sang est plus compliqué : le métabolisme du nourrisson est plus lent, l’alcool va donc rester plus longtemps. Faisons tout de même le calcul avec des simples proportionnalités.
Il faut 2 verres, soit 20 g d’alcool pour atteindre 0.5 g/L pour une femme de 60 kg.
Il faut donc, pour le bébé de 5 kg, 1,7 g pour atteindre le même taux. Avec 0,03 g d’alcool, on arrive à un taux d’alcolémie de… 0,009 g/L.

Ces calculs, fait « avec les mains », sans doute incomplets, et partiellement inexacts montrent tout de même qu’on est très, très loin de toute forme de commencement de taux l’alcool préoccupant lors de l’allaitement. Une femme saoule, à 1 g/L dans le sang, ne causera chez son bébé aucune ivresse, puisqu’il atteindra au maximum 0,02g/L, soit 50 fois moins !

Ces résultats sont confortés par les études qui ont pu être menés, et qui sont cités en référence dans cet article de la leache league.
Mesdames qui allaitez, fini la culpabilisation, un petit coup, ça ne fera pas du mal à votre enfant ! Et comme on dit, la bière favorise la montée de lait !


* Entendu de la bouche de médecins et pharmaciens

>Question 8 : Qu’est-ce qui donne la couleur dorée de la croûte de pain ?

>

Ah, le bon pain bien doré ! Certains aiment quand la croûte est bien foncée (moi pas), et d’autres la préfèrent assez claire. Oui, mais c’est quoi, qui donne cette jolie couleur ? « C’est du cramé !! » répondent en coeur les enfants ! C’est séduisant comme idée : ça justifie une couleur tendant vers le noir lorsque c’est trop cuit (noir = charbon !), et puis surtout ça justifie qu’on aime pas trop ça !

Bon, soyons sérieux. C’est plus compliqué et plus intéressant que ça. Forcément.
Alors voilà : cette couleur marron a un reponsable : la réaction de Maillard, du nom d’un scientifique français, Louis-Camille Maillard, qui l’a décrit pour la première fois dans les années 1910.
En fait, cette coloration brune apparaît dès que l’on fait cuire un peu vivement un aliment. Viande, Légumes, fromage, cette réaction de Maillard est partout !
Regardons d’un peu plus près : la réaction de Maillard implique un acide aminé, « brique élémentaire » des protéines, et un sucre (glucose, lactose, maltose, fructose, ils font (presque) tous l’affaire !). La suite n’est vraiment pas simple, et même un bon chimiste doit s’accrocher pour saisir les différentes étapes. Voilà un document qui résume le mécanisme de la réaction.
Toujours est-il qu’à la fin, deux types de produits sont formés. Le premier : des mélanoïdines, polymères colorés, donnant cette fameuse couleur aux aliments cuits. Le second ? Et bien tout simplement tous les arômes qui sont apparus avec la cuisson !

Pour en savoir plus :

  •  wikipedia bien sûr !
  •  et tout un tas de site qui en parle…